C’est un fait indéniable : entreprises, Etats, collectivités, établissements de santé… et leurs infrastructures critiques, qui sont aujourd’hui interconnectés, sont vulnérables. Et les dommages économiques et sociétaux des cyberattaques réussies peuvent être considérables.

La cybersécurité est ainsi devenue une préoccupation générale pour tous, citoyens, professionnels, institutionnels et décideurs. Le sujet est même désormais porté au plus haut niveau de l’Etat, suite à la présentation, par le Président Emmanuel Macron, de la stratégie nationale pour la cybersécurité visant, entre autres, à doubler les effectifs de la filière d’ici à 2025.

LA CYBERSECURITE N’EST PLUS UNE OPTION : LES BANDES SONT ORGANISEES ET MALVEILLANTES 

De plus en plus redoutable avec une organisation réglée « comme du papier à musique », c’est un fait les attaquants sont de plus en plus nombreux et agiles, ils se professionnalisent et ont bien trop souvent « un coup d’avance » sur les défenseurs. La première étape de la cybersécurité consiste donc à identifier les menaces et à définir une politique adaptée de sécurité. Ces menaces peuvent cibler le matériel, le réseau, le système d’exploitation, les applications ou même les utilisateurs eux-mêmes.

La connaissance fine de la manière dont un système peut être attaqué est, bien entendu, un avantage important lorsqu’on cherche à mettre en place des mécanismes de protection.

Une autre étape primordiale dans cette prise de conscience collective consiste à poursuivre la formation des utilisateurs à la cybersécurité.

Et la sensibilisation s’étend du renforcement de l’authentification et la gestion des identités et des accès à la notion de confidentialité des informations en passant par l’anticipation des risques.

La cybersécurité : un sujet stratégique  

« À la fois essentielle à la souveraineté des États, à la pérennité du développement des entreprises et à la sécurité des citoyens, la cybersécurité est un enjeu majeur du XXIe siècle » déclarait dernièrement Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance.

C’est pourquoi, dans le cadre du plan France Relance, l’ANSSI bénéficie d’une enveloppe de 136 millions d’euros pour renforcer la cybersécurité de l’État et des territoires sur la période 2021-2022. L’objectif principal est d’élever durablement le niveau de cybersécurité de l’État, des collectivités et des organisations au service des citoyens, tout en développant le tissu industriel français de cybersécurité.

Autre sujet prioritaire de ce plan, transformer l’économie en investissant prioritairement dans les domaines les plus porteurs pour soutenir l’économie français afin, entres autres de :

Le campus cyber : un écrin pour la communauté cyber

Un lieu unique sur notre territoire pour regrouper tous les acteurs de la cybersécurité : tel est un autre projet d’envergure qui contribuera au rayonnement de la filière. C’est le vœu de tous les acteurs, de la sphère publique et privée, impliqués dans sa gestion. L’objectif est clair : unir les forces des industriels, de PME comme EGERIE et des startups ainsi que les institutionnels, associations, centres de recherche et universitaires pour monter en puissance et faire jeu égal avec des cybercriminels toujours plus inventifs.

Le Campus cyber reposera ainsi sur 4 piliers fondamentaux :

  1. Les opérations : favoriser les échanges de données afin que chacun puisse s’armer face aux risques numériques
  2. La formation : ouverte à tous de l’étudiant au salarié experts afin d’augmenter le niveau de compétence global de l’écosystème 
  3. L’innovation : créer une synergie entre les différents acteurs privés et publics (grands industriels, les start-ups, et centre de recherche…) 
  4. L’animation : avoir un pôle pour centraliser les évènements, un lieu vivant propice à l’échange. 

Articles similaires

Tous les articles
Publié dans :
Le :29 mars 2021 13 minutes de lecture

Accélération collective pour le marché de la cyber

C’est un fait indéniable : entreprises, Etats, collectivités, établissements de santé… et leurs infrastructures critiques, qui sont aujourd’hui interconnectés, sont vulnérables. […]