« La troisième révolution énergétique est celle combinée des énergies renouvelables, du digital, et des réseaux intelligents » soulignait Nicolas Hulot en introduction au Forum de la Transition Energétique en mars 2018.

Notre monde se conjugue au numérique et doit intégrer la dimension écologique pour penser un développement responsable, gage de sa pérennité.

Réduire l’empreinte écologique du numérique est un véritable enjeu auquel nous devons répondre collectivement. Mieux concevoir les politiques environnementales, soutenir l’innovation numérique en faveur de l’écologie et mobiliser le potentiel des données sont essentiels pour penser notre futur. C’est notamment ce que souligne l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI) dans son livre blanc « Faire de la transition numérique un accélérateur de la transition écologique ».

Le défi, aujourd’hui, est de mettre la transition numérique amorcée, au service de la transition écologique qui se veut un objectif long terme. Cette convergence est une formidable opportunité́, pour faire des acteurs du numérique et donc de la cybersécurité, l’un des piliers incontournables de l’économie de demain. Cela nous oblige donc à repenser nos rapports aux ressources, en étant plus responsables. Alors que nous sommes engagés dans un plan de relance sans précédent, le moment semble idéal pour changer durablement nos habitudes.

Un contexte alarmant

Si Internet était un pays, il serait le 6e consommateur d’énergie et le 7e émetteur de CO2 de la planète selon les chiffres 2019 du ministère de la transition écologique. En 2019, le numérique mondial représentait environ 34 milliards d’équipements informatiques (hors accessoires) fabriqués, reliés et alimentés en électricité[1]. Toujours selon le GreeenIT 2019, l’impact du numérique mondial représentaient l’équivalent en termes d’émissions de gaz à effet de serre de 116 millions de tours du monde en voiture, 242 milliards de packs d’eau minérale de 9 litres et 82 millions de radiateurs électriques (1000 Watts) allumés en permanence.

Des chiffres qui invitent à s’interroger sur les moyens que nous pouvons déployer pour réduire les impacts environnementaux propres au numérique et plus largement comment impulser une synergie entre les transitions numérique et écologique.

Une prise de conscience

Les grands acteurs ont déjà lancé des démarches en ce sens, comme Atos et son plan de décarbonisation. « Il est nécessaire de réévaluer la pertinence et l’impact des entreprises, avec une perspective plus équilibrée des valeurs et des moteurs économiques afin de relever les défis de demain en matière de responsabilité, de décarbonisation, d’inégalité, de sécurité et de l’impact éthique des technologies », explique John Hall, rédacteur en chef de Journey 2024 au sein de la communauté scientifique d’Atos. Orange a également déployé sa stratégie à horizon 2040 avec l’objectif d’être net zéro carbone, avec 10 ans d’avance sur les objectifs du secteur. Cette ambition s’inscrit dans la continuité des engagements pris dès 2015, lors de l’Accord de Paris sur le climat. Mais ce numérique ambitieux ne tiendra pas ses promesses sans cybersécurité. Nous devons donc, en qualité de PME innovante et acteur responsable, intégrer ces éléments dans nos conceptions de solutions, mais aussi comme un fil conducteur de notre philosophie d’entreprise. Une approche éco-responsable dans le développement de notre plateforme logicielle devrait aussi, à terme, devenir un atout commercial et permettre de faciliter l’expérience cyber utilisateur. En réduisant la quantité de ressources nécessaires (mutualisation et automatisation), il est possible de réduire mécaniquement les impacts.

Une quête de sens

L’écologie fait également sens pour nos concitoyens et les jeunes générations en particulier qui sont aussi digital natives. Nous devons donner du sens à cette transition numérique en la mettant au service des défis écologiques, tout en réduisant les coûts environnementaux générés par la circulation massive de données. En conciliant les deux univers, nous pouvons donner aux futures générations le pouvoir de changer les choses durablement. « Le numérique permet de répondre aux enjeux du développement durable par une stratégie d’écologie urbaine au service du mieux vivre dans sa ville » explique Mauna Traikia, conseillère territoriale Développement Numérique Plaine Commune et conseillère municipale Développement économique à Epinay-sur-Seine qui voit au quotidien, le numérique de confiance utilisé par les agents publics de la collectivité pour développer des actions en faveur de la protection de l’environnement.

« Selon la manière dont les nouveaux produits et services portés par le numérique seront conçus par les innovateurs, utilisés par les citoyens et régulés par les pouvoirs publics, la transition numérique facilitera ou au contraire rendra plus difficile la transition écologique. Ainsi, par exemple, l’autonomisation des véhicules conduira à la division par deux ou au contraire au doublement de la consommation d’énergie dans le domaine de la mobilité. L’avenir n’est pas écrit, mais il s’écrit aujourd’hui. »[2] témoigne Damien Demailly, Directeur de la Stratégie et de la Communication de de l’Institute for Climate Economics, membre et coordonnateur du livre blanc de l’IDDRI.

Depuis toujours engagés en faveur de la protection de l’environnement, nous soutenons l’action #OCEANINITIATIVES, un programme de sensibilisation à la cause environnementale en classes de primaire et d’organisation de nettoyages des plages en méditerranée. Aussi, convaincus que nous devons aller plus loin, EGERIE entend associer respect de l’environnement et numérique pour repenser son modèle d’innovation et de développement plus éco-responsable.


[1]     GreeenIT 2019

[2]     https://www.iddri.org

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